Municipales à Bois-Colombes : Analyse du tract LREM – Alain Lime Une ville sereine et tranquille, mais avec un cœur qui bat !

Faire un choix démocratique signifie d’analyser les propositions des divers candidats.  

Un projet peut être séduisant mais encore faut-il qu’il soit réalisable ou tout le moins en adéquation avec les besoins des bois-colombiens et l’état des finances de la commune. Certes des équipements publics sont nécessaires mais il ne faut pas qu’ils soient surdimensionnés car trop coûteux à la réalisation mais aussi à l’entretien. 

Nos réponses à certaines propositions émises par LREM : 

Créer une continuité urbaine, verte et piétonne avec la couverture des voies ferrées ? 

Il est indéniable que la ville de Bois-Colombes est une ville scindée géographiquement avec l’emprise des voies ferrées. Vouloir les couvrir intégralement est une idée séduisante à laquelle tout le monde peut souscrire.  

Si on précise les choses : la surface à couvrir est de 7 300 à 10 200 m² ce qui représente un coût de l’ordre de 80 M€ (Cf. Projet Rolland Garros ou couverture de la porte de Vanves).  

Est-ce finançable ? Une partie du financement pourrait peut-être être prise en charge par la Société du Grand Paris dans le cadre des travaux de la ligne 15. Toutefois, il faut savoir qu’au vu des difficultés techniques rencontrées pour la station de la Défense nous parlons maintenant de la période de 2037 / 2040. De plus, il est demandé à la Société du Grand Paris de faire 10% d’économie sur le montant total des travaux. 

Est-ce réalisable ? Techniquement, même si cela ne sera pas une chose aisée en raison de la hauteur des catenaires, cela est bien sûr possible. Toutefois, il faudra obtenir l’accord de la SNCF car personne ne peut construire au-dessus de ce qui ne lui appartient pas. C’est donc après de “âpres discussions” (naturellement la SNCF ne cédera pas le terrain de ses voies ferrées et voudra donc elle-aussi retirer des bénéfices du toit ainsi créé) que nous pourrions exploiter cette surface et ce dans des dizaines d’années !   

Notre position : 

L’assertion “Des équipements déjà pré-fiancés par la métropole du Grand Paris” semble donc très utopique et ne sera certainement pas pour cette prochaine mandature voire la suivante. Vendre du rêve ne constitue pas un plan d’action en matière d’urbanisme. 

Une cession de surfaces du foncier public actuellement inexploitées ? 

Bois-Colombes fait partie des villes les plus denses et le nombre de parcelles disponibles ne sont pas nombreuses. On peut recenser les parkings à côté du gymnase Jean Jaurès, entre l’av Delattre de Tassigny et la rue C Duflos, celui du centre administratif rue Charles Baquet à côté du centre Charlemagne et un bout du terrain de la crèche Les Diablotins – 72, rue Charles-Duflos.  

Indiquer que ces terrains actuellement utilisés pour du stationnement de surface seront attractifs pour des promoteurs privés est loin d’être acquis et ne se fera pas sans dommage sur l’environnement. 

Notre position : 

Cette proposition peu intéressante sur le plan financier comporterait un risque au regard de l’environnement en amplifiant la bétonisation de Bois-Colombes. 

La création d’un campus culturel ? 

Certes le concept est séduisant mais n’est-on pas dans l’effet de pure communication car ce n’est pas avec les quelques centaines de m² de plateaux potentiels que nous pouvons parler de campus. 

Notre position en matière culturelle 

Faire de l’affichage avec un concept à l’américaine, ne suffit pas, il faut une offre globale sur la ville et tous les quartiers en impliquant toutes les associations dont le rôle est de promouvoir l’offre culturelle. 

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